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Une zone de rencontre est en Belgique, en France et en Suisse, une zone urbaine à usage d'habitation ou de commerces, un centre-ville ou un centre historique, où la priorité est donnée aux piétons et aux cyclistes ; ceci dans une logique de partage de l’espace par les différents usagers dont les automobilistes et autres conducteurs d'engins motorisés dont la vitesse maximale est formellement fixée à 20 km/h.
modifier HistoireLes zones de rencontre sont une extension d’un concept plus ancien, celui de la zone résidentielle apparu dans les années 70 aux Pays-Bas, avec les « woonerf », qui concernait principalement les espaces où l’habitat prédominait. Dès 1988, ce concept a été étendu aux Pays-Bas aux quartiers commerciaux, centres-villes, et centres historiques : on parle alors de erf, et non plus de woonerf. Il est ensuite étendu à d’autres pays, comme la Belgique, la Suisse, puis en 2008 sous le nom de zone de rencontre. modifier PrincipesTrois principes sont communs aux notions de zone de rencontre dans les différents pays européens :
Mais en terme d’aménagement et de signalisation, les principes peuvent varier d’un pays à un autre. Les aménagements peuvent être minimalistes comme à Drachten aux Pays-Bas où trottoirs et signalisation ont complètement disparu pour aboutir au concept de route nue. Mais il peut également être recherché de tenter d’atteindre les objectifs de l’espace partagé tout en ne lésant pas certaines catégories d’usagers comme les aveugles par exemple. C’est en particulier le cas pour la France où le décret de 2008 doit être compatible avec la loi 2005 sur l’accessibilité des espaces publics aux personnes handicapées et où donc des cheminements piétons sécurisés doivent exister. modifier BelgiqueLe concept apparaît en Belgique en 2004 comme une extension du concept de zone résidentielle (apparu en Belgique en 1978) aux zones accueillant des activités à caractère communautaire : commerces, écoles, tourisme, etc. Une des toutes premières zones de rencontre est celle de la ville de Tournai. Elle est située à l’intérieur d’une zone 30, le long du quai du marché aux Poissons. Bordée de terrasses de café d’un côté et par le RAVeL (réseau autonomes de voies lentes) longeant l’Escaut et situé deux marches en contrebas de l’autre côté1 modifier SuisseLa zone de rencontre est entrée dans la législation suisse le 1er janvier 2002. Elle concerne des voiries situées dans des quartiers résidentiels ou commerciaux, à l’intérieur desquels les piétons ont la priorité sur la totalité de l’espace public. Toutefois, ceux-ci doivent veiller à ne gêner la circulation des véhicules. La vitesse y est limitée à 20 km/h et le stationnement n’est autorisé que là où il a été spécifiquement prévu2 La réglementation suisse autorise des charges de trafic élevées, contrairement à la législation belge. Les zones de rencontre se sont développées très rapidement. Le cas des villes de Bâle et de Zurich est intéressant, avec une conception d’ensemble des zones de rencontre sur tout leur territoire. En septembre 2005, le nombre de zones de rencontre en Suisse était estimé à deux cents et plus d’une centaine étaient en projet. Ainsi les abords des gares de Genève, de Lausanne et d’Yverdon-les-Bains bénéficient de ce statut. Il s’agit de vastes espaces, accueillant de nombreux bus et quais pour les usagers. La simplicité des aménagements réalisés est une de leurs caractéristiques. La voirie est large. Des traversées à l’intention des piétons ont été réalisées dans la zone de rencontre de Genève, en test pour une année. Celle-ci est notamment signalée par des rectangles bleus, perpendiculaires à la chaussée ; il ne s’agit pas d’un passage piéton mais d’une traversée suggérée 1 modifier FranceLa ville de Chambéry est considérée comme pionnière dans le domaine avec la mise en place, il y a une trentaine d'années, d’« aires piétonnes » colorées en rouge et signalées par un panneau « Cyclistes et piétons y sont prioritaires ». Les voitures et les bus sont contraints de rouler à 30 km/h3. Cette ville anticipe les zones 30 qui apparaîtront en 1990, et surtout les zones de rencontre qui ne seront créées qu’avec le décret du 30 juillet 2008 et où cyclistes et piétons sont effectivement prioritaires. Dans une zone de rencontre, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km / h 4 Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes, c’est-à-dire que les cyclistes peuvent circuler à contre-sens, sous réserve toutefois de rouler à droite, sauf si une interdiction le spécifie4. Un panneau de signalisation signale l’entrée, et un autre la sortie de zone. La définition de ce panneau n’a toutefois pas accompagné la parution du décret définissant la notion de zone de rencontre. Toute la réglementation classique s’applique à la zone de rencontre que ce soit la législation pour les personnes à mobilité réduite (notamment les personnes handicapées) , la signalisation, etc. Ainsi, il est recommandé de garder un espace refuge réservé aux piétons dès que la largeur de la rue le permet, afin d’assurer un cheminement piéton non accessible aux véhicules motorisés. Ainsi n’est-on pas dans un concept de route nue sans panneaux ni équipements, mais très perturbant pour certaines personnes handicapées. En terme d’aménagement et de lisibilité, parmi les idées avancées il y a celle d’une chaussée qui s’efface avec un changement de matériaux et un contraste visuel. Ainsi les usagers motorisés perçoivent que l’espace dans lequel ils pénètrent n’est plus essentiellement destiné à l’écoulement du trafic. modifier Comparaison entre pays
modifier Notes et références
modifier Voir aussimodifier Liens externes
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