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Les Arabes sont un groupe ethnique de personnes anthropologiquement différents les uns des autres, qui s’identifient par des liens entre autres linguistiques ou culturels, réparties sur une vaste zone qui s’étend d’Oman à la Mauritanie. Les Arabes de la Péninsule Arabique font partie des peuples sémites. modifier ÉtymologieL'origine du mot Arabe demeure obscure, malgré les nombreuses recherches2. Selon Toufik Fahd, le radical ʿarab, en arabe, désigne le désert et c'est un mot Hébreux "arâbâh" 3. Le mot arabe peut dériver de la racine sémitique Abhar " se déplacer". L'étymologie arabe considère que le mot arabe dérive du verbe exprimer4. Le mot Aribi a été trouvé dans une inscription Assyrienne qui date de 853 avant J-C. Le roi Salmanzar III relate une rébellion du prince Gindibou l'Aribi5.
modifier Définitions du termeL’identité arabe peut reposer sur un ou plusieurs critères.
Selon Sati al Housri, un des pères du nationalisme arabe, « est Arabe celui qui parle arabe, qui se veut Arabe et qui se dit Arabe. » modifier Utilisations exonymiques du terme arabeLe nom est souvent employé pour se rapporter à toute personne originaire du Proche-Orient ou de l’Afrique du Nord dont la langue maternelle est un parler local influencé par la langue arabe. De ce fait, ni les Turcs ni les Iraniens ne sont arabes, puisque les Turcs parlent le turc (langue altaïque comme le mongol) et les Iraniens parlent le persan (une langue indo-européenne). Par extension, le terme se rapporte à n’importe quelle personne originaire d’une ethnie qui a adopté cette langue sémitique. De telles personnes peuvent n’avoir aucun autre lien avec l’Arabie, que de vivre dans un pays qui fut annexé pendant l’expansion arabe (Syrie, Liban) ou vivre dans un État membre de la Ligue arabe, laquelle comporte des États à majorité non arabe, comme la Mauritanie, ou non-arabophone comme la Somalie, les Comores et Djibouti, ou à majorité arabophone mais où il existe de fortes minorités non arabes comme le Soudan. Par exemple, les Berbères d’Afrique du Nord sont souvent appelés « Arabes » par méconnaissance en Occident, alors qu’ils ne sont reliés avec l’Arabie en tant que telle que par le fait qu’ils parlent souvent la langue arabe en plus du berbère, leur langue maternelle, l’arabe étant une des langues officielles du pays dans lequel ils vivent et, surtout, la langue liturgique. modifier Arabes non arabophonesLes Arabes d’Asie centrale et les Arabes d’Indonésie constituent des groupes ethniques distincts, recensés comme tels, mais les recensements ont montré que la majorité des personnes se déclarant « arabes » dans ces pays ne parlent pour la majorité d’entre elles pas cette langue, ou ne la connaissent que comme langue liturgique, non comme langue usuelle, qu’elle soit intra-familiale ou non. modifier Arabophones non arabesLes Maltais parlent le maltais, une langue qui au départ est un dialecte arabe proche des dialectes tunisiens, mais ils ne se considèrent pas comme arabes. En effet, le mouvement nationaliste maltais, au XIXe siècle, a construit une origine mythique phénicienne à la langue et à la nation maltaises pour contrer les partisans de l’annexion de Malte à l’Italie en processus d’unification, ces derniers utilisant notamment pour argument que l’arabe était la « langue des musulmans ». Il existe également des Juifs arabophones pour lesquels l’appellation « Arabes juifs » n’est pas utilisée, sauf parfois pour désigner des tribus arabes de confession juive à l’époque antéislamique ou au début de l’ère islamique (Hégire), ou dans un sens idéologique, pour désigner par exemple des Juifs non sionistes se considérant comme Judéo-arabes, par exemple Abraham Serfaty au Maroc ou Ilan Halévi, membre de l’Organisation de Libération de la Palestine. Nombre de Somaliens et de Djiboutiens ont pour seconde langue l’arabe qui est langue officielle dans leur pays. Parmi les populations berbères des pays dont l’arabe est la langue officielle, il existe des mouvements identitaires berbéristes (Parti démocrate amazigh au Maroc, Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie et Mouvement citoyen des Aarchs en Kabylie, Algérie) qui militent pour la reconnaissance de l’identité berbère. Les populations berbères d’Afrique du Nord, de cultures distinctes et de langues propres (tamazight, chleuh,…) ne sont pas considérées comme arabes. La langue arabe est d’ailleurs fortement rejetée par une partie des populations berbérophones qui la considèrent comme une langue d’oppression politique et culturelle8. modifier Peuplement arabeLe peuplement originel de la péninsule arabique et du désert s’étendant de la Mésopotamie jusqu’en Syrie est de souche sémite, mais son origine ethnique même est sujette à de nombreux débats. De fait, la présence de ces populations bédouines est très ancienne, puisqu’on retrouve mention de leurs existences dans des textes assyriens et babyloniens datant du IXe siècle av. J.-C. mais aussi dans la Bible. Selon la Bible, ils seraient issus d’une scission des fils d'Abraham, leur ancêtre mythique étant Ismaël, frère d’Isaac ancêtre mythique des Hébreux. L’historien Marc Bergé écrivit :
Présents dans la péninsule arabique et le désert arabo-syrien jusqu’au VIIe siècle, ils ont alors connu une expansion vers le reste des Proche et Moyen Orients, vers l’Afrique du Nord et la péninsule Ibérique portés par leur foi en l’islam qui s’est transmise jusqu’en Andalousie. modifier Généalogie et originemodifier Récits antique et du Moyen ÂgeSelon Ibn Khaldoun, les Arabes sont formés de quatre groupes distincts, les Ariba, les Mostaâriba, les Tabia lil âarab et les Mostaâdjem10. D'après lui11, les généalogistes arabes séparent les tribus de leur nation en deux catégories. La première descendent de Qahtan et l'autre d'Ismaël 12. Khehlan et Himyer sont de la 1e catégories. Moder et Rebia b Nizar appartiennent à la 2e catégorie. Selon Tabari, un historien musulman, Éve habitait à Djeddah et Adam demeurait seul à Serândib dans une montagne. Cette montagne a été identifiée par Ibn Battuta et maintenant le nom de pic d'Adam13 , il fut envoyé la première fois dans l'Hindoustan. Adam et Éve sont passés par l'actuelle Arabie saoudite. Adam faisait son pèlerinage et il retournait à sa nouvelle demeure, qui est La Mecque actuelle14. Adam est un mot arabe qui signifie homme d'après Louis Édouard Gauttier du Lys d'Arc 15. Tabari fait remonter Ismaël à Adam. Les psaumes et préceptes d'Adam ont été écrits en arabe et ils sont conservés au Vatican. Une autre version est en syriaque. 16. D'autres philosophes musulmans disent que la langue d'Adam était l'arabe, mais cela a été contesté par Ibn Jinni au Xe siècle 17. La mère de Ismaël est Agar une égyptienne 18. Le père d'Ismaël avait ses parents en Égypte 19. Le roi égyptien avait quatre cents femmes, dont Agar. Cette dernière était une jeune fille et occupait des responsabilités élevées à celui des autres filles20. modifier Aspect scientifiqueLe récit d'Adam comme origine de l'Homme a été contredit par Charles Darwin et sa théorie de l'évolution. À cette époque on pensait que les plantes, les animaux et l'homme avaient été créés tels quels, dès l'origine, ou pour repeupler la planète à la suite de catastrophes (telles le Déluge), rejoignant ainsi les conceptions scientifiques de Platon et Aristote sur la théorie des Idées. Lorsque Darwin publia son livre De l'origine des Espèces en 1859, il souleva un tollé général et l'Église éleva les protestations les plus vives. Il publia en 1871 le livre The Descent of Man and Selection in Relation of Sex traitant de la généalogie de l'Homme, où il conclut que les hommes et les singes descendent d'un ancêtre commun, ce qui est à l'opposé du récit d'Adam.21 modifier Histoiremodifier PréhistoireSelon les textes biblique ou le coran, Ibrahim (selon les musulmans) et Abraham (selon les chrétiens, les hébreux, etc.) est l'ancêtre du peuple arabes, il a eu Ismaël comme fils qui est considéré comme étant le deuxième patriarche des Arabes. Ibrahim a pour aïeul Sem (Bible) fils de Noé (patriarche). Plusieurs tribus arabes se forment. modifier AntiquitéD'après Ctésias, au temps des Phéniciens, les Béroses étaient composés de Chaldéens et d'Arabes. Le roi arabe à cette époque était Ariée, il faisait la guerre contre Ninus,chef de Babylone et de Ninives22. Selon Ferd Hoefer, une dynastie arabe avait occupé Babylone en 1400 avant J-C. Cusan - Risataim , un madainite (tribu qui appartient aux ismaélites) était le roi de la Mésopotamie. Plusieurs peuples ( phéniciens, hébreux) étaient soumis à ce roi . Les ismaélites occupaient une partie de la Misopotamie et une grande partie de l'Arabie. La guerre éclate entre les Hébreux et Cusan - Risataim à cause de Yahweh (dieu du Proche-Orient). Les Hébreux ont dénigré ce dieu et se sont mis à adorer Baalim et Astratoh. À la fin, Les Hébreux offrent leur soumission à Cusan- Risataim durant huit ans 23.
La langue du Sud est différente du nord de la péninsule de l'Arabie. Le Sud était en plein déclin, après la chute successive du Royaume de Saba qui a duré des millénaires. Les Himyarites sont les derniers souverains de cette région. Dhu Nuwas fut le dernier roi de la dynastie à la fin du V e siècle, il se convertit au judaïsme et punit les chrétiens à cause de la persécution des byzantins. Les Éthiopiens prennent la région, ils étaient en majorité chrétiens. Vers 575, les Perses font une incursion par la suite. La domination des Éthiopiens et des Perses a été éphémère. La société était très développée par rapport aux autres. Les habitants sont sédentaires et habillent dans la construction de digue et avaient une grande aisance dans la pratique de l'agriculture. Ils produisaient et exportaient les épices, la myrrhe, l'encens,les aromates, etc., à une partie monde. Les routes étaient prospères pendant le temps de la paix (accord signé entre les Arabes et les Romains à l'époque de l'empereur romain et arabe Philippe l'Arabe). Le Yémen était une société monarchique et la religion était polythéiste. La population écrivait déjà (les chercheurs ont trouvé plusieurs inscriptions)24.
Entre le IV e et le VIe siècle, La région se dégrade par la suite. Les Byzantins et les Sassanides se sont désintéressés de cette région. La société arabes demeure tribale. L'élevage était important pour la survie, parfois les Bédouins attaquent les caravanes des arabes qui habitent les contrées sédentaires. Les tribus arabes avaient un chef élu et avaient un conseil formé de membre de la même famille (Ahl al Bayt) (les gens de la maison). La religion des tribus était polydémonisme26.
modifier Moyen-âgemodifier Conquêtes musulmanes
Toile de Gustave Boulanger Un cavalier arabe
Avant le début de la conquête musulmane, les tribus arabes étaient donc essentiellement nomades, à l’exception notable de quelques régions où les Arabes avaient développé des civilisations urbaines, comme au sud de la péninsule arabique, en Mésopotamie, sur le territoire araméen, où ils avaient créé autant de petits royaumes (Palmyre, Pétra, Hatra, royaume Lakhmide de Al-Hira, royaume Ghassanide, etc.). Après la conquête de la péninsule arabique par l’islam, les Arabes ont conquis aux VIIe et VIIIe siècle les régions voisines du Proche-Orient, l'Asie mineur , l’Afrique du Nord, etc. Après une conversion rapide à l’islam, une armée Amazigh conquit l’Espagne pour le compte du calife omeyyades de Damas par voie maritime dans la partie de l'actuelle l'île de Gibraltar. Toutes les villes tombaient au pouvoir des Omeyades. Les Amazigh étaient plus nombreux que les Arabes et les Juifs en Andalousie. Plusieurs Dynasties se sont maintenues, mais il finissaient par tomber. La seule dynastie qui a pu survivre est la dynastie Arabe des Nasrides à Grenade , elle fut la dernière à tomber en 1492.En même temps, la conquête de l'Amérique fut entammée. Les Musulmans ont régné près de huit siècles (de 711 à 1492) en Andalousie. Une partie du Portugal fut aussi conquise par les musulmans. Après avoir fondé al-Andalus, une partie des Juifs vont être refoulé vers l'Afrique du Nord à la fin du XVe siècle par le chrétiens d'Espagne. Les maures(Amazigh, Arabe, etc.) furent repoussés de la péninsule ibérique en 1609 sous Philippe III28. Une partie d'eux s'installe en France et plusieurs deviennent chrétiens. Le reste revient en Afrique du Nord29. Certains pouvoir en Andalosuie s'entendaient avec les trois communautés religieuses soit chrétien soit juif soit musulman. En 1492, les Espagnole difusent la culture Maures ( Arabe, Amazigh, Juif, etc) en Amérique (les technique d'irrigation, le sucre, le café , etc.)30. Une tête de pont musulmane se maintient en Provence dans le massif des Maures, dans le Sud de la France, jusqu'à la fin du Xe siècle31. La Sicile fut également musulmane pendant près de 250 ans et la majeure partie de ses habitants se convertirent à l’islam jusqu’à ce que les armées chrétiennes et normandes ne récupèrent l’île, fondant le royaume de Sicile. Cette islamisation et cette arabisation furent d’autant plus radicales qu’une immigration berbère importante suivit les famines qui ravagèrent l’Afrique du Nord de 1004-1005 à 104032. Les Hilaliens, une tribu de quraych, qui vennaient d'Égypte envahissent le Maghreb au milieu Xe siècle. Le Proche-Orient et le Maghreb seront conquit par plusieurs dynasties et empire étrangers (Ottoman, Espagnole, Portugais, Anglais, Français, etc.) par la suite. modifier Arabes et religions
Les Arabes étaient des sociétés qui adoptent le totémisme dans certains animaux 33.
Yahweh (dieu du Proche-Orient) était le dieu pour la dynastie arabes Ismaélites à Babylone en 1400 avant J-C. Le paganisme arabe existait depuis longtemps. Il y avait plusieurs religions préislamiques chez les Arabes34. Les spécialistes soulignent trois groupes importants dans l'Arabie méridionale, centrale et septentrionale. Le Coran révèle plusieurs divinités de cette époque (Allâh, Hubel, Quzeh, Al Lât ( femme), Al Ozzâ, Wadd ( Amour), Amm, YAgût, Nasr, etc35. Les Arabes étaient des païen. Il y avait le culte des morts chez les Arabes , mais il est mal connu. Le culte des anciens était assez répondu chez les Arabes sédentaires que les nomades. Les Arabes faisaient des visites aux tombeaux et faisaient des rites36. Le plus important, c'est que la Ka'ba faisait partie des visites et des rites sacrés chez les Arabes avant Mahomet37. L'entendement nait par l'Islam et toutes les religions anciennes sont vouées à disparaitre. Certains chercheurs parlent d' Animisme arabes38. Plusieurs Arabes étaient chrétiens avant l'apparition de l'Islam. Les Arabes judaïsés étaient éparpillés dans la région , ils étaient à Yathren (Médine) et étaient des agriculteurs et des artisans39.
Il existe également près de quinze millions d’Arabes chrétiens dans l’aire géographique arabo-musulmane : en Égypte (de 8 à 16 %), en Syrie (10 %), au Liban (41 %), en Palestine (6 % (11 % avant la diaspora palestinienne)), en Israël, en Jordanie (2,7 %), en Irak (3 %) et en Iran (0,5 %)40. Parmi les Arabes du Brésil qui constituent environ 7 % de la population41. La communauté arabe en tout compte 8 millions 42, les chrétiens de la Grande Syrie sont venus au Brésil en 1837. En tout, il y a 17 million d'Arabe en Amérique Latine 43. Aux États-Unis, la communauté arabe compte environ 3,5 millions, dont environ 63 % des membres sont chrétiens et 24 % musulmans44. Leur communauté qui s’est installée dès le début du XXe siècle en provenance de Syrie, du Liban et d’Égypte, regroupe une population peu nombreuse mais très bien intégrée, avec de nombreux exemples de réussites personnelles, tels John Sununu et Ralph Nader dans la politique, Bobby Rahal dans le sport, ou Paul Anka et Frank Zappa dans la musique. Ces dernières années un certain nombres de nouveaux immigrants sont arrivés depuis l’Iran, l’Afghanistan et l’Irak. modifier Influence arabemodifier Héritage et transmission du savoir classiqueIl est communément admis que des intellectuels musulmans avaient traduit les auteurs grecs en arabe et que les versions commentées d’Aristote, de Platon ou d'autres sont parvenues en Europe avec des annotations des penseurs musulmans qui ont ainsi contribué d’une certaine manière au mouvement des idées sans en avoir été pour autant les importateurs exclusifs. La latinisation de leur nom peut montrer leur influence auprès des savants européens45 : Ibn Rushd est devenu Averroès, Ibn Sina Avicenne, Ibn Tufayl Abubacer, Ibn Bajjah Avempace, Hunayn ibn Ishaq Johannitius,... L'islam a rapidement conquis la Perse sassanide et la majeure partie de la chrétienté orientale où chrétiens et juifs reçoivent le statut de protégés soumis à l'impôt46. Les conquérants exigent également de leurs tributaires une contribution intellectuelle qui nourrira cette civilisation naissante en puisant dans les trésors de la pensée antique. La Syrie était alors le principal centre de la pensée hellénique depuis que Justinien avait fermé les écoles d’Athènes. Les ouvrages grecs étaient traduits en syriaque, une forme tardive d'araméen, dans un mouvement qui s'amplifia après la conquête musulmane. A l'exception de quelques œuvres traduites directement du grec en arabe, on traduisait généralement des textes grecs traduits en syriaque47. Les Califes abbassides créent au début du IXe siècle un atelier de traduction appelé Bayt al Hikma (Maison de la sagesse) à Bagdad et envoient des caravanes à Byzance pour acquérir les manuscrits grecs à prix d’or. Ce mouvement de traduction inclut des ouvrages de tant de médecine, de logique ou de philosophie grecques que de littérature persane ou d'astronomie indienne qui, synthétisées à travers l’islam, font émerger une nouvelle culture philosophique et scientifique arabe appelée l’adab, imprimant un essor nouveau aux savoirs en général et à la science en particulier48. Les textes sont d’abord traduits en syriaque, puis du syriaque en arabe. Parmi les traducteurs fameux, on peut mentionner au IXe siècle le médecin Hunayn ibn Ishaq49 qui transcrit les corpus médicaux d’Hippocrate et de Galien, qui serviront de base au Canon de médecine d’Avicenne qui sera lui-même traduit en latin et fera autorité durant cinq siècles. D'autres personnalités d'importance sont à mentionner tels al-Farabi50 qui donne une interprétation d’Aristote et de Platon harmonisant les deux philosophies ou encore le savant al-Biruni 51, qui décrit l’histoire de l’Univers dans la tradition grecque. Enfin, l'oeuvre d'Averroes, philosophe, théologien et savant musulman du XIIe siècle52, commentateur des œuvres d'Aristote, soulève des débats passionnés qui trouvent autant de partisans que de détracteurs et aura une influence telle dans l'occident médiéval qu'on parle d'averroïsme. Les traductions d'Aristote et d’autres auteurs antiques gagnent l’Espagne sarrasine et la Sicile où l'on traduit activement les œuvres de l’arabe en latin. Tolède, reprise aux Arabes en 1085, devient un lieu de contacts féconds entre culture arabe et monde chrétien : de 1130 à 1150, l' archevêque Raymond d’Agen emploie des médiateurs juifs qui, en plus de l'hébreu savent l’arabe, le castillan, le latin ou encore des savants chrétiens comme Gérard de Crémone. Ainsi les auteurs anciens et les commentaires arabes pénètrent en occident influençant profondément la pensée des auteurs chrétiens comme Albert le Grand et des Thomas d’Aquin53. Cette théorie est aujourd’hui partiellement contestée par des historiens comme Jacques Heers ou Sylvain Gougenheim54 qui, allant à contre-courant de la recherche contemporaine55, explique dans un ouvrage fort critiqué par ses pairs56, qu'à côté de la transmission arabe il aurait existé une filière directe de traductions du grec au latin, dont le Mont-Saint-Michel aurait été le centre au début du XIIe siècle, grâce à Jacques de Venise57. L'historien confirme néanmoins la reprise par le monde arabo-musulman de nombreux éléments de la culture ou du savoir grecs mais considère que la pensée d'Aristote n' y eut pas d'influence dans les secteurs de la politique et du droit, du moins du VIIIe au XIIe siècle58. modifier Filiations traditionnellesSelon les traditions biblique et coranique, les Arabes sont un ensemble de tribus de souches sémite (c’est-à-dire descendant de Sem), et chamitique. Certaines descendent de Qahtan (Yoktan), fils d’Éber, appelés « al-ʿArabu’l-ʿAriba », (c’est-à-dire « les Arabes arabes » ou « Purs Arabes ») ou « mutʿarib ». Les poèmes arabes préislamiques évoquent différentes tribus arabes. C’est par ces poèmes qui ont traversés les siècles grâce à la tradition orale que l’on connaît aujourd’hui les deux grandes tribus fondatrices de la culture arabe : ’Abs et Doubian. D’autres tribus, présentes plus tardive, les Ismaélites - d’où sont issus les Banu Quraych selon la tradition arabe, descendent d’Ismaël, le fils aîné du patriarche Abraham, qui s’installa dans le pays. Sa mère Agar lui procura une épouse égyptienne (descendant donc de Cham par Mistraïm, selon la Bible). Ils furent appelés par les premiers « mustʿarib » (مستعرب), c’est-à-dire « arabisants ». La tradition affirme l’existence d’anciennes tribus arabes disparues à l’époque des deux précédentes, appelés « Al-Arabu’l-Baida », c’est-à-dire « les Arabes disparus ». modifier Citations
modifier Notes et références
modifier Bibliographie
modifier Articles connexes
modifier Liens externes
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